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    H.264 ou H.265 (HEVC) : quel codec choisir pour une vidéo

    T
    L'Équipe Technique TURNA
    20 octobre 2026
    7 min

    En bref

    H.264 est le codec vidéo le plus compatible : il se lit sur à peu près tous les navigateurs, téléphones et logiciels de montage. H.265 (HEVC), son successeur, compresse mieux : à qualité égale, le fichier est nettement plus léger, mais il s’encode plus lentement et se lit moins partout. H.264 pour diffuser, H.265 pour stocker ou livrer en 4K et en 10 bits.

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    L'optimisation a ses limites. Quand votre scène Blender devient trop lourde, envoyez-la depuis l'add-on : les images de l'animation sont réparties sur plusieurs GPU.

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    Au moment d’exporter une animation, un montage ou une capture, la question revient : H.264 ou H.265 ? Les deux noms désignent des codecs, c’est-à-dire des méthodes de compression vidéo. Ils ne disent rien du type de fichier : un même codec peut se ranger dans un conteneur MP4, MKV ou MOV. Ce guide explique ce qui les distingue, lequel choisir selon l’usage, et comment les régler dans Blender et avec FFmpeg.

    H.264 et H.265 en bref

    H.264, aussi appelé AVC (Advanced Video Coding), est la norme publiée en 2003 par l’UIT et l’ISO. C’est le format des vidéos du web, des Blu-ray, des smartphones et de la plupart des caméras. Presque tous les appareils savent le décoder, le plus souvent par un circuit dédié de la carte graphique ou du processeur.

    H.265, ou HEVC (High Efficiency Video Coding), lui a succédé en 2013. Il a été conçu pour diviser par deux environ le débit nécessaire à qualité perçue égale, en particulier pour la 4K et les vidéos en 10 bits et HDR. Il y parvient avec des outils de compression plus fins : blocs de taille variable jusqu’à 64 × 64 pixels au lieu de 16 × 16, prédiction plus précise du mouvement et des textures.

    Les noms x264 et x265, que l’on croise dans les réglages, désignent des encodeurs libres qui produisent ces formats. Quand Blender ou FFmpeg encode en H.264, c’est le plus souvent x264 (libx264) qui travaille.

    Les différences qui comptent

    H.264 (AVC)H.265 (HEVC)
    CompressionRéférenceFichier nettement plus léger à qualité égale
    CompatibilitéQuasi universelleAppareils récents, navigateurs selon le matériel
    Temps d’encodageRapidePlus long à réglages équivalents
    Profondeur de couleur dans Blender8 ou 10 bits8, 10 ou 12 bits
    Usage typeWeb, réseaux sociaux, envoi au clientArchives, 4K, 10 bits, HDR
    Transparence (alpha)NonNon

    La compression. C’est l’avantage de H.265 : pour une même qualité visuelle, le fichier est sensiblement plus petit, surtout en haute résolution. Sur une animation 4K de plusieurs minutes, l’écart se compte en gigaoctets.

    La compatibilité. C’est l’avantage de H.264. Un MP4 en H.264 s’ouvre sur un vieux portable, dans tous les navigateurs, dans un e-mail ou sur une télévision. Le H.265 se lit sur les appareils récents, mais pas toujours dans un navigateur, et Windows peut demander une extension pour le décoder. Pour une vidéo envoyée à un client dont on ne connaît pas l’équipement, H.264 évite les mauvaises surprises.

    Le temps d’encodage. Les outils plus fins de H.265 demandent plus de calcul. Avec les mêmes réglages de vitesse, l’encodage prend plus de temps qu’en H.264. Les encodeurs matériels des cartes graphiques récentes réduisent beaucoup cet écart, au prix d’une compression un peu moins efficace.

    Quel codec pour quel usage

    • Site web, réseaux sociaux, aperçu client : MP4 en H.264. YouTube et les réseaux réencodent de toute façon la vidéo : envoyez-la avec un débit généreux.
    • Archive, rendu 4K, 10 bits : H.265 en MP4 ou MKV, pour un fichier deux fois plus léger environ.
    • Montage et étalonnage : ni l’un ni l’autre. Les codecs de montage comme ProRes ou DNxHD, tous deux proposés par Blender, pèsent plus lourd mais se décodent sans effort image par image.
    • Vidéo avec transparence : séquence d’images PNG ou OpenEXR, ou, dans Blender, les codecs PNG, FFV1, QuickTime Animation ou VP9 en WebM.
    • Compression maximale : AV1, aussi proposé par Blender, compresse encore mieux que H.265, mais s’encode plus lentement et se lit sur moins d’appareils anciens.

    Exporter en H.264 ou H.265 dans Blender

    Dans Output Properties, panneau Output, réglez Media Type sur Video ; dans les versions plus anciennes de Blender, le même choix se fait en réglant File Format sur FFmpeg Video. Le panneau Encoding apparaît alors.

    1. Container : MPEG-4 pour un .mp4 lisible partout, Matroska pour un .mkv, QuickTime pour un .mov.
    2. Video Codec : H.264 ou H.265 / HEVC.
    3. Output Quality : un préréglage de qualité, ou une valeur de CRF personnalisée. Le CRF va de 0 à 51 pour H.264 et H.265 : plus il est petit, meilleure est la qualité et plus le fichier est lourd, et 0 donne un encodage sans perte.
    4. Encoding Speed : un encodage plus lent compresse mieux ; un encodage rapide produit un fichier plus gros.
    5. Color Depth : 10 bits est disponible en H.264, H.265 et AV1, 12 bits en H.265 et AV1. Utile pour limiter les bandes dans les dégradés de ciel ou de fond.
    6. Audio : si la scène contient du son, choisissez AAC dans le panneau Audio, sinon la vidéo sort muette.

    Les réglages Keyframe Interval et Max B-frames restent en général à leur valeur par défaut. Un intervalle à 0 n’utilise que des images complètes (intra), ce qui facilite le montage mais alourdit fortement le fichier.

    La bonne pratique : rendre en images, encoder ensuite

    Le manuel de Blender déconseille de rendre une animation directement en vidéo. Si le rendu s’interrompt à l’image 800, un fichier vidéo est perdu ou inutilisable, alors qu’une séquence d’images PNG ou OpenEXR reprend où elle s’est arrêtée. Rendre en images permet aussi d’essayer plusieurs encodages, H.264 pour le client et H.265 pour l’archive, sans relancer le rendu. Dans Blender, la séquence s’ajoute comme Image Strip dans le Video Sequencer, qui l’encode avec les réglages ci-dessus.

    Avec FFmpeg en ligne de commande, depuis une séquence numérotée à 24 images par seconde :

    # H.264, compatible partout
    ffmpeg -framerate 24 -i image_%04d.png -c:v libx264 -crf 18 -pix_fmt yuv420p video_h264.mp4
    
    # H.265, plus léger, étiqueté pour les lecteurs Apple
    ffmpeg -framerate 24 -i image_%04d.png -c:v libx265 -crf 22 -pix_fmt yuv420p -tag:v hvc1 video_h265.mp4

    L’option -pix_fmt yuv420p garantit un sous-échantillonnage des couleurs que tous les lecteurs acceptent. Les valeurs de CRF ne se comparent pas d’un codec à l’autre : un CRF de 22 en H.265 donne à peu près la qualité d’un CRF un peu plus bas en H.264. Faites un essai court sur une séquence représentative avant d’encoder le film entier.

    Pour la sortie elle-même, le guide du rendu Blender détaille le dossier de sortie et les formats d’image, et la fiche sur l’OpenEXR multicouche explique quand garder toutes les passes.

    Questions fréquentes

    H.264 ou H.265 : lequel choisir ?

    H.264 quand la vidéo doit se lire partout : site web, client, réseaux sociaux, vieux matériel. H.265 quand le poids compte et que vous maîtrisez la lecture : archives, 4K, 10 bits, envoi à un monteur équipé. À qualité visuelle égale, un fichier H.265 est nettement plus léger, mais il demande plus de temps d’encodage et un lecteur compatible.

    H.265 est-il de meilleure qualité que H.264 ?

    Pas en soi : H.265 compresse mieux. À débit égal, il garde plus de détails ; à qualité égale, il produit un fichier plus petit. Un H.264 encodé avec un débit suffisant reste visuellement très propre.

    Pourquoi ma vidéo H.265 ne se lit pas ?

    Le lecteur ou le système ne sait pas la décoder. Sous Windows, la lecture du HEVC peut demander l’extension HEVC du Microsoft Store ; VLC et la plupart des logiciels de montage récents la lisent. Pour les fichiers destinés aux appareils Apple, l’étiquette hvc1 améliore la compatibilité.

    Peut-on garder la transparence dans un MP4 ?

    Non : dans Blender, ni H.264 ni H.265 ne stockent la couche alpha. Pour une vidéo transparente, Blender propose PNG, FFV1, QuickTime Animation ou VP9 en WebM ; le plus sûr reste une séquence d’images PNG ou OpenEXR.

    Quel codec pour YouTube ?

    YouTube réencode toutes les vidéos envoyées. Un MP4 en H.264 avec un débit généreux est la valeur sûre ; H.265 est accepté aussi. Envoyez la meilleure qualité possible, la plateforme se charge de la compression finale.

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    TURNA rend des séquences d’images, que vous encodez ensuite au format de votre choix. Le guide pour enregistrer une animation Blender en vidéo reprend cette étape depuis le rendu.

    Pour aller plus loin

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